Léo Walter - Député des Alpes de Haute Provence (04)

Augmentation de 300 euros par mois de l’avance de frais de mandat (AFM) des députés :

L’augmentation de 305 € de l’Avance sur Frais de Mandat (AFM) des député·e·s, votée mercredi dernier en pleine révolte agricole, a fait logiquement réagir dans les médias ou sur les réseaux sociaux – tout le monde pointant la déconnexion de parlementaires augmentant leur pouvoir d’achat au moment même où les français·es souffrent de l’inflation et de ses conséquences. Cette information a été cependant présentée avec un certain nombre d’inexactitudes : on fait le point !

Contrairement à ce qui a pu être dit dans plusieurs articles de presse ou sur les réseaux, il ne s’agit pas d’une augmentation de l’indemnité parlementaire des député·e·s (leur « salaire »), mais bien de leurs frais de mandat (enveloppe destinée à régler les dépenses liées à l’exercice de leur mandat : location de permanence, de véhicule, frais de représentation, etc. ; mais aussi frais de bouche et d’habillement – rien à voir non plus, donc, avec l’enveloppe permettant de rémunérer leurs assistant·e·s, comme feint de le croire le vice-président RN Sébastien Chenu, qui a voté pour la mesure). Cette décision n’en est pas moins scandaleuse dans la période.

Contrairement à ce qui a pu également être dit, ce n’est pas l’Assemblée nationale qui a voté cette décision (ni donc les groupes parlementaires), mais bien le bureau de l’Assemblée. La quasi-totalité des député·e·s ont découvert cette information dans la presse.

Lors de cette réunion du bureau, les deux représentantes du groupe parlementaire LFI, Caroline Fiat et Danièle Obono (vice-présidente et secrétaire de l’Assemblée) ont affirmé leur opposition totale à l’augmentation proposée, incompréhensible dans la période actuelle et de la part de parlementaires ayant voté pour la plupart contre les propositions de mesures de justice sociale portées par le groupe LFI-NUPES – et en particulier l’indexation des salaires sur l’inflation ou le blocage des prix. Elles se sont heurtées à la volonté des autres membres du bureau. À l’exception de Valérie Rabault (vice-présidente socialiste).

Au moment du vote, Valérie Rabault n’était plus présente, et tous les autres ont voté pour cette augmentation à l’exception de Caroline Fiat et Danièle Obono qui se sont abstenues : elles n’ont pas voté contre car le vote portait également sur l’autorisation de prise en charge des frais de garde d’enfants – ce que nous considérons comme étant un mesure d’égalité pour les député·e·s parents, en particulier les femmes députées.

Comme on a pu le constater, certain·e·s « rétropédalent » face à l’émoi provoqué à juste titre. Léo Walter, lui-même opposé, bien entendu, à cette décision, espère que cela mènera le bureau à renoncer à cette mesure.

Dans le cas contraire, il n’utilisera pas cette dotation supplémentaire (relevant de l’AFM, elle ne peut être reversée à des associations ou des fonds de solidarité contrairement à ce qui a été dit par certain·e·s : ce serait illégal !).

Pour rappel :

Léo Walter utilise l’AFM exclusivement pour l’action parlementaire, refusant de prendre en charge sur cette enveloppe ses frais personnels liés à l’exercice du mandat de député (habillement, repas à l’Assemblée ou en dehors – sauf en déplacement avec son équipe, etc.) ; et tient à conserver un « train de vie » aussi proche que possible de ce qu’il était avant son élection : déplacements en transports en commun à Paris, trajets en car entre Manosque et Aix-TGV, puis en train (Aix-TGV / Paris) en seconde classe, etc.

Pour tout savoir de la gestion matérielle et financière de votre député Léo Walter, nous vous invitons :